CCM 3P — Cabinet Conseil en Micronutrition
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Prise en charge psychonutritionnelle du surpoids et de l'obésité volet 1

Certains de vos patients en surpoids ou en obésité ne répondent pas, ou plus, à une approche purement micronutritionnelle, parce que les blocages sont d'ordre psychologique avant d'être métaboliques. Cette formation vous donne des outils concrets pour reconnaître ces situations et accompagner ces patients vers un…

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6 leçons · Accès à vie · En ligne

Présentation

Certains de vos patients en surpoids ou en obésité ne répondent pas, ou plus, à une approche purement micronutritionnelle, parce que les blocages sont d'ordre psychologique avant d'être métaboliques. Cette formation vous donne des outils concrets pour reconnaître ces situations et accompagner ces patients vers un comportement alimentaire libre, sain et serein, lorsque lever les seuls blocages métaboliques ne suffit plus.

Ce que vous allez apprendre

  • Distinguer, à partir de cas cliniques réels, quand privilégier une approche micronutritionnelle et quand engager un travail psychonutritionnel, alors que deux patientes consultent pour le même motif.
  • Retracer l'historique pondéral d'un patient et lui faire comprendre les notions de poids d'équilibre et de set point, afin d'assouplir un rapport au poids souvent conflictuel.
  • Conduire un exercice de restructuration cognitive (la grille ABCDE) pour repérer les pensées automatiques et leurs filtres, l'extrapolation vers le futur, l'exagération et l'exigence, qui se déclenchent au moment de la pesée.
  • Reconnecter le patient à sa faim physique grâce à l'échelle de la faim, dédiaboliser les sensations de faim et différencier petite faim, bonne faim et hypoglycémie.
  • Faire pratiquer la dégustation de pleine conscience pour décorréler le plaisir de la quantité et réintroduire les aliments perçus comme interdits.
  • Identifier et accompagner les sept types de faim (yeux, nez, bouche, estomac, cellules, mental et cœur) pour y répondre de manière adaptée.

Au programme

  • Le rapport au poids : historique pondéral, poids d'équilibre, set point, distinction d'Épictète entre ce qui dépend du patient et ce qui ne dépend pas de lui, calcul du poids moyen et limites de l'IMC.
  • La restructuration cognitive : pensées automatiques, repérage des filtres déformants et travail sur la pesée quotidienne.
  • La connexion à la faim physique : échelle de la faim, métaphore du vase, exercice de monitoring et dédiabolisation de la faim.
  • L'alimentation de pleine conscience : se recueillir avant de manger, ne faire rien que manger, et dégustation guidée comparée.
  • Les sept types de faim : reconnaissance, intensité, faim de la bouche, faim mentale et faim du cœur, avec la grille du mangeur libre et sain comme outil de suivi.
  • Des exercices pratiques, jeux de rôle et enregistrements audio à reproduire en consultation, ainsi que des repères concrets sur la rythmicité et l'organisation des séances.

Pour qui

Cette formation s'adresse aux professionnels de santé déjà familiers de la micronutrition, pharmaciens, médecins, diététiciens et praticiens accompagnant des patients en surpoids, en obésité ou en syndrome métabolique, qui souhaitent enrichir leur prise en charge d'une dimension psychonutritionnelle.

À l'issue de la formation

Vous saurez repérer les patients chez qui un travail psychonutritionnel est prioritaire et adapter votre posture en conséquence, en mettant de côté le discours diététisant quand il renforce la restriction cognitive. Vous disposerez d'exercices structurés pour assouplir le rapport au poids, reconnecter le patient à ses sensations de faim et l'amener à manger en pleine conscience. Vous reconnaîtrez aussi les limites de votre champ d'intervention et les situations qui appellent à passer le relais à un spécialiste.

Programme

CCM PSYCHONUTRITION VOLET 1 PARTIE 1
  • Quiz de début de formation
  • Leçon 102 heures 28 minutes
  • Leçon 257 minutes
  • Leçon 355 minutes
  • Leçon 402 heures 17 minutes
  • Quiz de fin de formation

Questions fréquentes

Pourquoi aborder la reconnexion à la faim physique avant même de parler de plan alimentaire ou de micronutrition ?
Anne explique que nous naissons tous avec un système de régulation interne -- le pondérostat -- qui permet de maintenir un poids d'équilibre sans contrôle conscient. Toutes les méthodes de régimes ont conditionné les patientes à ignorer leur faim, créant une déconnexion profonde. Travailler d'abord ce lien corps-esprit permet de rétablir le régulateur naturel et rend ensuite les autres interventions nutritionnelles beaucoup plus efficaces.
Comment décider si une patiente qui consulte pour un surpoids a besoin d'une approche micronutritionnelle ou psychonutritionnelle ?
Anne recommande de toujours démarrer par la micronutrition, qui est le coeur de métier, et d'observer comment la patiente répond au protocole pendant quelques semaines. Si elle le met en place sans frustration ni perte de contrôle, la psychonutrition n'est pas nécessaire (cas de Nadia). En revanche, si elle présente un sentiment fort de culpabilité, des pertes de contrôle ou un historique de nombreux régimes, il faut basculer vers la psychonutrition et parfois stopper complètement le discours diététisant (cas de Stéphanie).
Pourquoi réaliser deux dégustations successives (une automatique et une en pleine conscience) avec la patiente ?
La comparaison entre les deux dégustations permet à la patiente de mesurer concrètement l'écart de plaisir ressenti. Anne montre ainsi qu'en portant trois fois plus d'attention à l'aliment, on obtient trois fois plus de plaisir sans augmenter les quantités. C'est un levier pédagogique puissant pour déconstruire la croyance selon laquelle c'est la quantité mangée qui procure le plaisir.
Pourquoi ne pas imposer un petit déjeuner à un patient qui n'a pas faim le matin dans une approche psychonutritionnelle ?
Dans cette approche, l'objectif est de faire correspondre les prises alimentaires aux sensations de faim physique réelle. Forcer un petit déjeuner chez un patient non affamé peut provoquer une digestion lourde et un coup de barre, sans bénéfice. L'exception concerne les patients présentant une hypothyroïdie ou des troubles anxio-dépressifs, pour lesquels les considérations micronutritionnelles priment et un petit déjeuner s'impose.
Comment aider une patiente qui mange exclusivement en fonction des horaires ou du contexte et non de ses sensations corporelles ?
Anne suggère de lui faire identifier concrètement ce qui déclenche la prise alimentaire (l'heure, le rythme de travail, les croyances sociales). On utilise ensuite l'analogie du nourrisson : un bébé mange quand il a faim et s'arrête quand il est rassasié, sans regarder l'heure ni calculer les quantités. L'objectif est d'amorcer une curiosité pour ses propres signaux corporels plutôt que de suivre des règles extérieures.
Qu'est-ce que le poids d'équilibre et comment l'estimer en consultation ?
Le poids d'équilibre est le poids pour lequel un individu est génétiquement programmé, régulé par un système neurobiologique et hormonal appelé pondérostat. Il ne correspond ni au poids désiré ni à l'IMC 25. Pour l'estimer, Anne analyse : la corpulence familiale, le delta entre le poids le plus bas et le plus haut atteints naturellement à l'âge adulte, le nombre de régimes réalisés et le niveau d'activité physique. Plus le delta est important, plus le poids d'équilibre actuel s'est élevé par rapport à son niveau initial.
Comment choisir entre une approche micronutritionnelle classique et une approche psychonutritionnelle chez un patient en surpoids ?
Le choix dépend de la priorité clinique. Si le patient est enfermé dans la restriction cognitive avec des règles alimentaires rigides, assouplir le comportement alimentaire prime sur la correction métabolique. En revanche, si les enjeux de santé (hypothyroïdie, troubles anxio-dépressifs) sont au premier plan, l'approche micronutritionnelle s'applique. Les deux approches ne se font pas simultanément : on traite d'abord la problématique prioritaire, puis on revient à l'autre.
Comment expliquer à la patiente le rôle de la longueur en bouche dans la régulation de la prise alimentaire ?
Après avoir avalé un aliment gras ou sucré, la longueur en bouche (persistance du goût) fait partie du plaisir et rythme naturellement la prise alimentaire. Anne conseille d'attendre le retour à une sensation neutre en bouche avant de reprendre une bouchée, ce qui ralentit la vitesse d'ingestion et réduit les quantités consommées sans effort volontaire de restriction.
Pourquoi les régimes répétés font-ils monter le poids d'équilibre de façon irréversible ?
Chaque tentative de contrôle du poids déclenche des mécanismes de défense du pondérostat : hyperplasie et hypertrophie adipocytaire, ce qui crée de nouveaux adipocytes dont le nombre reste durablement stable (difficile à réduire sans chirurgie). Le pondérostat intègre cette nouvelle masse et tend à relever le seuil de référence vers le haut. Anne explique à ses patientes que ce processus est difficile à inverser : en voulant perdre les 2 kg qu'elles n'acceptaient pas, elles en ont finalement accepté 6 ou 7 de plus à gérer.
Comment distinguer en pratique la petite faim (niveau 1) de la bonne faim (niveau 2) et de l'hypoglycémie (niveau 3) ?
La petite faim (niveau 1) correspond à des signaux légers à modérés dans l'estomac : petits gargouillis, creux discrets. La bonne faim (niveau 2, 'la quête du Graal') correspond à des signaux forts à intenses, toujours digestifs, mais beaucoup plus présents -- c'est le moment idéal pour manger. La faim extrême (niveau 3) se manifeste par des signaux extra-digestifs : vertiges, nausées, sueurs, troubles de l'humeur -- c'est ce qu'on appelle parfois « hypoglycémie » au sens ressenti, non au sens d'une glycémie mesurée basse, et c'est un signal de danger qui déclenche des comportements alimentaires d'urgence incontrôlables.
Quels sont les 7 types de faim présentés dans cet exercice et comment les coter ?
Les 7 types de faim sont : la faim des yeux (visuelle), du nez (olfactive), de la bouche (gustative), de l'estomac (physique), du corps ou des cellules (physiologique), de l'esprit (mentale) et du cœur (émotionnelle). Chaque type est coté de 0 à 10 avant de manger. Cet exercice, présenté par Anne, vise à identifier quelle faim est à l'origine de l'envie de manger pour y répondre de façon adaptée.
Qu'est-ce que l'hypoglycémie réactionnelle et comment l'expliquer au patient ?
L'hypoglycémie réactionnelle survient après un repas riche en glucides à charge glycémique élevée : l'hyperglycémie postprandiale déclenche une sécrétion excessive d'insuline qui fait rechuter la glycémie en dessous du seuil, provoquant un coup de pompe, l'envie de sieste ou le besoin de se resucrer. Elle se distingue de l'hypoglycémie classique (attente trop longue entre deux repas). Le praticien l'explique sans diaboliser les glucides, en guidant le patient à construire des assiettes équilibrées pour que le curseur remonte à zéro après le repas.
Comment aider une patiente dont la faim de la bouche est très développée et souvent réprimée par les régimes passés ?Réponse détaillée dans la formation
Comment aborder la composition de l'assiette sans retomber dans une logique de régime ?Réponse détaillée dans la formation
Comment expliquer la notion de set line point à une patiente ?Réponse détaillée dans la formation
Comment gérer une patiente hypersensible aux sensations de faim qui ressent l'impériosité de manger dès les premiers gargouillis ?Réponse détaillée dans la formation
Comment gérer un patient dont le vase déborde en raison de l'alimentation émotionnelle plutôt que de la restriction cognitive ?Réponse détaillée dans la formation
Quelle méthode de pesée Anne préconise-t-elle et pourquoi ?Réponse détaillée dans la formation
Quelle stratégie proposer face aux faims gâchettes (visuelle et olfactive) quand il n'y a pas de faim physique associée ?Réponse détaillée dans la formation
Quand encourage-t-on la patiente à manger selon la faim physique et quand accepte-t-on les repas pris dans un contexte social, sans faim à niveau 2 ?Réponse détaillée dans la formation
Comment gérer la culpabilité d'une patiente qui se retrouve à manger en grande quantité et de manière incontrôlée après un épisode d'hypoglycémie ?Réponse détaillée dans la formation
Un patient qui n'a faim qu'une seule fois par jour risque-t-il des carences en macronutriments ?Réponse détaillée dans la formation
Comment la faim mentale (restriction cognitive) se manifeste-t-elle et comment intervenir ?Réponse détaillée dans la formation
Qu'est-ce que la grille ABCD et comment l'utiliser autour de la pesée ?Réponse détaillée dans la formation
Quels sont les trois filtres déformants les plus fréquents à repérer dans les pensées liées au poids ?Réponse détaillée dans la formation
Comment conduire l'exercice de connexion à la faim physique en séance, et quelle consigne donner entre les séances ?Réponse détaillée dans la formation
Comment présenter la dégustation en pleine conscience en séance et quel matériel demander au patient ?Réponse détaillée dans la formation
Quelle est la différence entre une faim du cœur chez un mangeur sain et un comportement pathologique ?Réponse détaillée dans la formation
Comment utiliser le carnet alimentaire coloré pour identifier les types de faim dominants chez une patiente ?Réponse détaillée dans la formation
Cet exercice de reconnexion à la faim physique est-il compatible avec la prescription d'un jeûne intermittent ou d'une fenêtre alimentaire restrictive pour des patientes en insulino-résistance ?Réponse détaillée dans la formation
Pourquoi la pause de recueillement avant de manger est-elle la première aptitude à développer en alimentation de pleine conscience ?Réponse détaillée dans la formation
Comment féliciter une patiente de façon à ne pas renforcer l'hypersensibilité à la balance ?Réponse détaillée dans la formation
Quel est le protocole de cohérence cardiaque recommandé avant les repas et quelle application conseiller ?Réponse détaillée dans la formation
Comment organiser la fréquence des consultations en psychonutrition pour une prise en charge optimale du surpoids ?Réponse détaillée dans la formation
À quel rythme Anne recommande-t-elle d'espacer les séances de psychonutrition ?Réponse détaillée dans la formation
Que faire face à une patiente qui utilise les séances de psychonutrition comme prétexte pour se mettre en restriction cognitive ?Réponse détaillée dans la formation
Comment décorreler la notion de plaisir alimentaire de la quantité consommée ?Réponse détaillée dans la formation
Quand orienter une patiente vers un psychologue ou une thérapie cognitive et comportementale (TCC) plutôt que de traiter l'alimentation émotionnelle seul en consultation ?Réponse détaillée dans la formation

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