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Prise en charge intégrative des dysthyroides fonctionnelles

Vous accompagnez des patientes fatiguées, en difficulté pour perdre du poids ou en errance malgré un traitement par lévothyroxine, et leur bilan thyroïdien revient « strictement normal ». Cette formation vous donne les clés physiologiques et biochimiques pour repérer ces hypothyroïdies fonctionnelles que la TSH seule…

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6 leçons · Accès à vie · En ligne

Présentation

Vous accompagnez des patientes fatiguées, en difficulté pour perdre du poids ou en errance malgré un traitement par lévothyroxine, et leur bilan thyroïdien revient « strictement normal ». Cette formation vous donne les clés physiologiques et biochimiques pour repérer ces hypothyroïdies fonctionnelles que la TSH seule laisse passer, en comprendre la cause profonde et bâtir une prise en charge réellement personnalisée.

Ce que vous allez apprendre

  • Maîtriser la synthèse et l'activation des hormones thyroïdiennes (rôle de l'iode, de la tyrosine, de la TPO, des déiodinases, du NIS et des transporteurs membranaires) pour identifier précisément où le mécanisme se grippe chez chaque patiente.
  • Raisonner selon quatre grands axes de l'hypothyroïdie (défaut de synthèse de la T4, défaut de conversion en T3, excès de conversion en T3 reverse, défaut de bioactivité de la T3), puis affiner par catégories et sous-catégories pour individualiser le protocole.
  • Conduire un recueil clinique structuré des signes fonctionnels et le coter, afin de repérer un dysfonctionnement thyroïdien même quand la biologie de routine est rassurante.
  • Prescrire et interpréter une biologie fonctionnelle complète, notamment les dosages urinaires des hormones sur les urines de 24 heures, l'iodurie, le polymorphisme de la DIO2, les anticorps anti-TPO et anti-TG, et le cycle du cortisol salivaire.
  • Construire une stratégie micronutritionnelle, phytothérapeutique et alimentaire adaptée à l'axe en cause (iode, sélénium, fer, zinc, vitamines D et A, oméga-3, glutathion, guggulstérone, kaempférol, ashwagandha).
  • Situer la place des traitements hormonaux (lévothyroxine seule ou association T4 et T3) dans une logique d'optimisation du terrain.

Au programme

  • Physiologie et biochimie de la glande thyroïde, de l'absorption de l'iode à la conversion périphérique de la T4 en T3.
  • Les quatre axes du dysfonctionnement thyroïdien, leurs catégories et sous-catégories, comme arbre décisionnel de prise en charge.
  • Le recueil clinique et le questionnaire fonctionnel des signes d'hypothyroïdie, avec système de score.
  • La biologie fonctionnelle de la thyroïde, l'intérêt des dosages urinaires sur 24 heures et le polymorphisme génétique de la DIO2.
  • Les micronutriments clés de la fonction thyroïdienne, leurs statuts cibles, leurs formes et leurs modalités de complémentation.
  • Les phytoactifs étudiés dans les dysthyroïdies.
  • Les liens systémiques à explorer, mitochondrie, surrénales (cortisol et aldostérone), écosystème intestinal et endotoxémie métabolique, pollution environnementale.
  • Un module dédié à la thyroïdite d'Hashimoto, auto-immunité, gluten, stress oxydant, modulation de la réponse immunitaire et controverse autour de l'iode.
  • Des cas cliniques commentés pour ancrer le raisonnement.

Pour qui

Cette formation s'adresse aux médecins et aux pharmaciens, ainsi qu'aux professionnels de santé engagés dans une démarche de micronutrition et de médecine fonctionnelle, amenés à prescrire, à délivrer ou à accompagner des patientes présentant un tableau d'hypothyroïdie ou une thyroïdite d'Hashimoto.

À l'issue de la formation

Vous saurez repérer une hypothyroïdie fonctionnelle derrière un bilan de routine normal, puis remonter à la cause la plus profonde en raisonnant par axes et sous-groupes. Vous pourrez prescrire et interpréter une biologie fonctionnelle pertinente, et proposer une prise en charge globale combinant micronutrition, phytothérapie, modèle alimentaire et, lorsque cela se justifie, accompagnement du traitement hormonal. Vous disposerez ainsi d'une vision à 360 degrés du fonctionnement thyroïdien pour individualiser vos protocoles patiente par patiente.

Programme

CCM THYROIDE
  • Quiz de début de formation
  • Leçon 101 heures 33 minutes
  • Leçon 201 heures 39 minutes
  • Leçon 301 heures 33 minutes
  • Leçon 401 heures 05 minutes
  • Quiz de fin de formation

Questions fréquentes

Pourquoi la T4 seule (lévothyrox) est-elle souvent insuffisante pour corriger les symptômes d'hypothyroïdie ?
La T4 n'a aucune action physiologique directe : c'est une pro-hormone dont le seul rôle est d'être convertie en T3, la forme active. Or la conversion périphérique T4→T3 peut être insuffisante pour de nombreuses raisons (déficit en sélénium, polymorphisme DIO2, métaux lourds, excès de T3 reverse). De plus, l'apport de T4 de synthèse exerce un rétrocontrôle négatif au niveau central et peut inhiber la production endogène, sans pour autant garantir un taux de T3 optimal.
Comment une patiente sous Euthyral peut-elle présenter des signes d'hypothyroïdie alors que sa T3 libre sanguine est normale ?
Deux mécanismes principaux peuvent expliquer ce tableau paradoxal. D'une part, un excès de T3 reverse (axe 3) due à une suractivation de la DIO3 sous l'effet d'un hypercorticisme ou d'un stress chronique bloque l'action de la T3 active. D'autre part, un épuisement surrénalien (axe 4) avec chute du cortisol empêche la T3 de pénétrer dans la cellule cible. Le dosage du cycle salivaire du cortisol et des hormones thyroïdiennes urinaires sur 24 heures (notamment la T3R) permet de trancher entre ces deux hypothèses.
Quel biomarqueur doser en priorité pour évaluer une hyperperméabilité intestinale chez une patiente Hashimoto ?
Anne recommande de doser en priorité la LBP (protéine porteuse du LPS) plutôt que la zonuline. Une LBP élevée traduit une endotoxémie métabolique et est directement corrélée à une réduction des hormones thyroïdiennes, un blocage des récepteurs, et une augmentation de la conversion en T3 reverse. Dans le cadre d'une maladie auto-immune, on peut y associer une zonuline et quelques IgG alimentaires ciblés.
Faut-il éviter l'iode chez toutes les patientes atteintes de thyroïdite de Hashimoto ?
Anne recommande de ne pas supplémenter en iode tant que les anticorps anti-TPO restent élevés, car un apport excessif stimule la TPO, augmente la production de peroxyde d'hydrogène et aggrave l'inflammation. La réintroduction progressive de l'iode (100 à 150 microgrammes maximum) est envisagée une fois que les anticorps ont significativement diminué et que le stress oxydant est maîtrisé, toujours associée au sélénium.
Quels micronutriments sont indispensables à la synthèse des hormones thyroïdiennes et comment les justifier physiologiquement ?
L'iode (précurseur structural fixé sur la thyroglobuline), la tyrosine (acide aminé support de l'iodation), le sélénium (cofacteur de la TPO et des déiodinases), le fer (hémoprotéine TPO), le magnésium et les substrats mitochondriaux (pour l'ATP nécessaire au transporteur NIS), et les oméga-3 (fluidité membranaire pour NIS, TPO et MCT8) sont tous requis. Un déficit dans l'un de ces éléments peut bloquer une étape précise de la chaîne de synthèse.
Pourquoi préférer les dosages urinaires des hormones thyroïdiennes sur 24 heures aux dosages sanguins classiques ?
Anne Lucas observe en pratique que des T3 libres normales en sanguin peuvent être effondrées dans les urines de 24 heures, ce qui reflète mieux le fonctionnement réel de la thyroïde au quotidien. À l'inverse, elle n'a jamais constaté une T3R urinaire basse avec une T3R sanguine normale. Les dosages urinaires donnent ainsi une vision fonctionnelle que les bilans sanguins ne captent pas, et sont indispensables pour ne pas passer à côté d'une hypothyroïdie fruste.
Quelle est la différence pratique entre noix du Brésil et complémentation standardisée en sélénium pour la thyroïde ?
Les noix du Brésil ont une teneur en sélénium très variable selon la richesse des sols, ce qui convient pour les hypothyroïdies non auto-immunes où une légère imprécision est acceptable. Dans la thyroïdite de Hashimoto, Anne préfère une complémentation standardisée à 100-200 microgrammes de sélénométhionine par jour afin d'obtenir des doses reproductibles, les études montrant une réduction des anticorps anti-TPO d'environ la moitié avec des apports constants.
Pourquoi est-il justifié d'enlever le gluten chez une patiente Hashimoto même en l'absence d'hypersensibilité directe ?
Même sans allergie ni hypersensibilité non-coeliaque au gluten confirmée, la gliadine active la sécrétion de zonuline, qui ouvre les jonctions serrées intestinales et aggrave l'hyperperméabilité. Cela majore l'inflammation systémique et le dysfonctionnement immunitaire. L'éviction du gluten est donc justifiée sur le plan mécanique, indépendamment du diagnostic d'hypersensibilité.
À quelle dose donner le sélénium dans la thyroïdite d'Hashimoto et comment le combiner ?
Une complémentation entre 100 et 200 microgrammes de sélénium par jour peut réduire les anticorps anti-TPO de 25 à 50 %. Il est conseillé de le prendre à jeun et de l'associer à la vitamine E à 400 UI par jour. Les noix du Brésil ne sont pas adaptées dans ce contexte : il faut préférer un complément alimentaire titré.
Comment évaluer et optimiser le statut en vitamine D chez une patiente hypothyroïdienne ?
La vitamine D agit à plusieurs niveaux de l'axe hypothalamo-hypophyso-thyroïdien et est également nécessaire à l'entrée de la T3 dans la cellule. En dehors d'un contexte inflammatoire ou auto-immun, le taux cible est d'au moins 60 ng/mL ; en cas d'inflammation ou d'auto-immunité, on visera plutôt 80 à 90 ng/mL. L'évaluation du statut doit être systématique chez toute patiente présentant un tableau clinique d'hypothyroïdie.
Pourquoi ne faut-il pas associer vitamine C et fer en complémentation, alors que l'on conseille la vitamine C avec les aliments ferreux ?
Lors d'une consommation alimentaire, la vitamine C améliore la biodisponibilité du fer non héminique en maintenant le fer sous forme Fe2+. En revanche, dans le cadre d'une complémentation pharmaceutique, l'association vitamine C et sel ferreux génère une réaction pro-oxydante avec production de radicaux hydroxyle via la réaction de Fenton. Anne recommande d'associer le fer à la vitamine E ou au sélénium en complémentation, et de le prendre à au moins 4 heures de distance des hormones thyroïdiennes.
Quel est le mécanisme par lequel les régimes hypocaloriques répétés entraînent une résistance à la perte de poids ?
Les restrictions caloriques sévères et prolongées stimulent la conversion de T4 en T3 reverse (axe 3) au détriment de la T3 active. La T3 reverse bloque compétitivement les récepteurs de la T3, abaissant le métabolisme de base. La patiente se retrouve dans un cercle vicieux : plus elle restreint, plus son métabolisme ralentit. La seule sortie est une normalisation progressive de l'apport calorique (retour à environ 1800 kcal/jour), qui diminue la T3R, même si cela implique une reprise de poids transitoire.
Dans quels cas le polymorphisme génétique de la DIO2 impose-t-il une substitution permanente par un mélange T4-T3 ?Réponse détaillée dans la formation
Comment expliquer à une patiente résistante aux régimes qu'elle doit reprendre du poids pour en perdre ensuite ?Réponse détaillée dans la formation
Quelles sont les principales causes d'un taux de T4 normal associé à un taux de T3 bas ?Réponse détaillée dans la formation
Quelles sont les trois conditions nécessaires selon le Dr Fasano pour déclencher une maladie auto-immune ?Réponse détaillée dans la formation
Comment distinguer l'axe 3 (excès de T3 reverse) de l'axe 4 (défaut de bioactivité de la T3) dans un contexte surrénalien ?Réponse détaillée dans la formation
Pourquoi le jeûne intermittent est-il contre-indiqué en cas d'hypothyroïdie ?Réponse détaillée dans la formation
Quelle est la cible de iodurie à viser chez une patiente atteinte de thyroïdite d'Hashimoto ?Réponse détaillée dans la formation
Quand faut-il prescrire un Euthyral (mélange T4/T3) plutôt qu'une L-thyroxine seule ?Réponse détaillée dans la formation
Quelle est la place des métaux lourds dans les hypothyroïdies fonctionnelles et comment les prendre en charge ?Réponse détaillée dans la formation
Quel bilan biologique fonctionnel prescrire pour explorer une hypothyroïdie au-delà de la TSH ?Réponse détaillée dans la formation
Quel est l'intérêt de la glutathion en complémentation dans les pathologies thyroïdiennes auto-immunes, et comment contourner sa faible biodisponibilité orale ?Réponse détaillée dans la formation
Comment adapter la posologie et les horaires de prise du traitement thyroïdien en fonction du tableau clinique ?Réponse détaillée dans la formation
Quelles sont les valeurs cibles de ferritine à viser en cas d'hypothyroïdie avec chute de cheveux ?Réponse détaillée dans la formation
Quels sont les 4 grands axes fonctionnels d'hypothyroïdie et comment les distinguer biologiquement ?Réponse détaillée dans la formation
Quel est le rôle de la vitamine A dans l'action des hormones thyroïdiennes et pourquoi son déficit aggrave-t-il l'hypothyroïdie ?Réponse détaillée dans la formation
Comment utiliser la N-acétylcystéine (NAC) dans la thyroïdite d'Hashimoto et à quelle dose ?Réponse détaillée dans la formation
Dans la thyroïdite de Hashimoto, faut-il continuer à doser les anticorps anti-TPO et anti-thyroglobuline après le diagnostic ?Réponse détaillée dans la formation
Pourquoi le FUT2 (gène de sécrétion des antigènes du groupe sanguin) est-il pertinent dans Hashimoto ?Réponse détaillée dans la formation
Dans quelles situations cliniques faut-il particulièrement penser à l'ashwagandha dans l'hypothyroïdie ?Réponse détaillée dans la formation
Quel est le rôle du cortisol dans la bioactivité de la T3 et pourquoi faut-il évaluer les surrénales en parallèle ?Réponse détaillée dans la formation
Comment évaluer et optimiser le statut en vitamine A chez une patiente hypothyroïdienne qui a les paumes orangées ?Réponse détaillée dans la formation
Quels critères guident le choix entre glutathion, NAC et acide alpha-lipoïque comme antioxydants dans Hashimoto ?Réponse détaillée dans la formation
Quelle est la posture d'Anne Lucas concernant le dosage des neuromédiateurs urinaires pour explorer l'axe surrénalien ?Réponse détaillée dans la formation
Comment mettre en évidence une thyroïdite de Hashimoto et pourquoi est-elle fréquemment sous-diagnostiquée ?Réponse détaillée dans la formation
Quels signes cliniques permettent d'orienter rapidement vers une hypothyroïdie, même chez une patiente déjà sous L-thyroxine ?Réponse détaillée dans la formation
Pourquoi le thé (noir ou rouge) est-il déconseillé chez une patiente hypothyroïdienne ?Réponse détaillée dans la formation
Pourquoi déconseiller le jeûne strict chez une patiente hypothyroïdienne avec fatigue surrénalienne ?Réponse détaillée dans la formation
Quels sont les trois phytoactifs les mieux documentés pour soutenir la fonction thyroïdienne et à quelles doses les utiliser ?Réponse détaillée dans la formation

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