CCM 3P — Cabinet Conseil en Micronutrition
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Prise en charge psychonutritionnelle du surpoids et de l'obésité volet 2

La restriction cognitive, ce contrôle mental que la plupart de vos patients exercent sur leur alimentation, finit par les couper de leurs propres sensations et entretient leurs difficultés de poids. Cette formation, qui prolonge le volet 1, vous transmet une approche concrète pour pacifier le rapport à l'alimentation,…

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4 leçons · Accès à vie · En ligne

Présentation

Ce que vous allez apprendre

  • Identifier et évaluer les degrés de restriction cognitive, légère, modérée et sévère, et reconnaître les émotions qu'elle induit, peur de manquer, peur de craquer, peur d'avoir faim, culpabilité.
  • Comprendre et faire vivre au patient les notions de satiété, de rassasiement sensoriel spécifique et de rassasiement global, pour l'aider à s'arrêter de manger au bon moment.
  • Conduire des exercices encadrés, la réintroduction des aliments tabous, le test des menus comparés et les exercices de rassasiement sur quatre jours.
  • Distinguer les émotions induites par la restriction cognitive des émotions extra-alimentaires, et travailler le couple pensée-émotion.
  • Mobiliser une palette d'outils face à l'alimentation émotionnelle, restructuration cognitive (grille ABCDE), gestion des modes mentaux, méditation de pleine conscience, techniques de défusion cognitive et protocole d'alimentation réconfortante.
  • Repérer le trouble du réconfort et la transgression de l'abstinence, et savoir rester dans votre champ de compétences en orientant lorsque la problématique dépasse le comportement alimentaire.

Au programme

  • La restriction cognitive, définition, degrés, conséquences, et les grandes situations cliniques rencontrées en consultation.
  • L'assouplissement de la restriction cognitive par la reconnexion aux sensations, avec la réintroduction des aliments tabous et le test des menus comparés autour de la densité énergétique.
  • Le rassasiement et la satiété, distinction des notions et exercices pratiques pour apprendre au patient à s'arrêter de manger.
  • L'alimentation émotionnelle, les émotions induites par la restriction cognitive et les émotions extra-alimentaires.
  • Les outils des thérapies cognitives et comportementales de deuxième vague, la restructuration cognitive avec la grille ABCDE et la gestion des modes mentaux.
  • Les outils de troisième vague, méditation de pleine conscience sur les pensées et techniques de défusion cognitive, ainsi qu'une présentation de la thérapie d'acceptation et d'engagement et de sa matrice.
  • Le protocole d'alimentation réconfortante, avec un exercice de dégustation guidé reliant aliments, saveurs et émotions.

Pour qui

Cette formation s'adresse aux professionnels de santé qui souhaitent intégrer la psychonutrition à leur pratique, médecins, pharmaciens, diététiciens et autres praticiens accompagnant des patients en surpoids ou en quête d'un meilleur rapport à l'alimentation. Le volet 1 constitue un prérequis.

A l'issue de la formation

Vous saurez repérer et évaluer la restriction cognitive d'un patient, lui expliquer ses mécanismes et l'accompagner vers la reconnexion à ses sensations de faim et de rassasiement. Vous pourrez proposer des exercices encadrés autour des aliments tabous, du rassasiement sensoriel spécifique et de l'alimentation réconfortante. Vous disposerez enfin d'une palette d'outils pour travailler l'alimentation émotionnelle et choisir, selon le patient et le contexte, l'approche la plus adaptée.

Programme

CCM SURPOB PSYCHONUT V2
  • Leçon 101 heures 42 minutes
  • Leçon 201 heures 44 minutes
  • Leçon 301 heures 22 minutes
  • Leçon 401 heures 32 minutes

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre satiété et rassasiement, et laquelle doit-on apprendre au patient à respecter ?
Le rassasiement est le processus qui se met en place pendant le repas et conduit à l'arrêt de la prise alimentaire. Il commence par le rassasiement sensoriel spécifique (RSS), c'est-à-dire la diminution du plaisir gustatif perçu en bouche pour un aliment donné ; l'accumulation de plusieurs RSS aboutit au rassasiement global, véritable signal pour s'arrêter de manger. La satiété, elle, désigne l'état de non-faim qui s'installe après le repas et persiste entre les repas. C'est donc le rassasiement, via la perception du RSS, que l'on apprend au patient à percevoir et à respecter en cours de repas.
Quand utiliser la restructuration cognitive plutôt qu'une autre approche ?
La restructuration cognitive (grille ABCDE) est indiquée lorsque le patient peut identifier ses pensées automatiques et accepte d'en examiner le contenu. Elle devient difficile à utiliser quand le patient est totalement fusionné avec sa pensée et la perçoit comme une réalité absolue. Dans ce cas, Anne recommande de basculer vers les techniques de TCC de 3e vague qui travaillent sur le rapport à la pensée plutôt que sur son contenu.
Quand est-il approprié de proposer le protocole alimentation réconfortante à une patiente ?
Ce protocole ne doit être envisagé qu'après avoir assoupli la restriction cognitive et après avoir travaillé la dégustation en pleine conscience. La restriction cognitive doit être suffisamment levée pour que la patiente puisse se réconforter sans culpabilité. Proposer ce protocole trop tôt, notamment dès la première consultation, serait contre-productif.
Comment expliquer à un patient la différence entre restriction cognitive légère, modérée et sévère ?
La restriction cognitive légère correspond à des règles alimentaires globalement respectées, avec des émotions alimentaires perçues mais négligées. La restriction modérée survient quand le patient n'arrive plus à tenir ses règles, générant culpabilité, peur de craquer et peur de manquer. La restriction sévère est une phase de décompensation totale avec perte de contrôle répétée et grand désarroi, nécessitant un accompagnement plus spécialisé.
Pourquoi ne faut-il pas donner un nouveau régime à un patient en restriction cognitive ?
Tout régime, quelle que soit son approche (keto, hypocalorique, intermittent fasting), aggrave la restriction cognitive en imposant de nouvelles règles mentales qui renforcent le contrôle. Anne utilise la métaphore du trou : redoter un régime revient à envoyer une pelle pour creuser davantage, au lieu d'une corde pour en sortir. L'objectif est de remplacer le contrôle mental par l'écoute des sensations de faim physique.
Quelle quantité la patiente a-t-elle le droit de manger lors d'une dégustation réconfortante ?
Aucune quantité maximale ne doit être fixée à l'avance. La patiente mange la quantité nécessaire et suffisante pour retrouver son équilibre émotionnel. En mangeant en pleine conscience et sans jugement, elle mangera toujours la juste quantité minimale efficace. Imposer une limite reviendrait à une autorisation partielle qui maintient la restriction.
Quels sont les trois filtres cognitifs principaux à repérer chez les patients en surpoids ?
Anne identifie trois filtres principaux, les 'trois ex' : l'exagération (utilisation de 'tout', 'toujours', 'jamais', 'rien'), l'extrapolation vers le futur (scénario catastrophe, verbes au futur ou 'aller') et l'extrapolation vers le passé ('et si seulement'). A ces trois là s'ajoute l'exigence envers soi-même, particulièrement fréquente chez les femmes, qui génère culpabilité et honte, souvent à l'origine de comportements alimentaires compulsifs.
Comment expliquer concrètement le rassasiement sensoriel spécifique (RSS) à un patient ?
On demande au patient de se concentrer sur le plaisir gustatif ressenti à chaque bouchée, noté de 0 à 10. Quand ce plaisir commence à diminuer de façon significative par rapport à la première bouchée, le RSS est atteint pour cet aliment, quelle que soit la quantité restante dans l'assiette. Ce seuil est personnel : certains s'arrêtent à 7/10, d'autres dès le premier déclin. La pleine conscience alimentaire est indispensable pour le percevoir.
Comment expliquer aux patientes que l'alimentation réconfortante n'impacte pas le poids d'équilibre ?
L'alimentation réconfortante et l'alimentation physique constituent deux boucles homéostasiques distinctes. Après une dégustation réconfortante, la faim physique revient plus tardivement et moins intense, ce qui compense naturellement l'apport. La régulation du poids ne se joue pas sur un repas ni une journée, mais sur une semaine à dix jours.
Quel est le mécanisme par lequel la peur de manquer pousse un patient à manger en excès ?
Quand un aliment est classé interdit, le jour où il est autorisé, le patient anticipe qu'il ne pourra plus en manger bientôt. Cette pensée génère la peur de manquer, ce qui déclenche un comportement automatique de consommation maximale sans écoute du rassasiement. Une fois la restriction levée, le patient peut manger la quantité qui lui convient et s'arrêter naturellement, car il sait qu'il pourra en remanger quand il le souhaite.
Quels types d'aliments ont le RSS le plus fort, et pourquoi est-ce important cliniquement ?
Les aliments à haute densité énergétique (gras-sucrés, gras-salés : fromage, saucisson, frites, pâtisseries, saumon cuisiné) présentent un RSS marqué : le plaisir croît vite et décroît rapidement. Les aliments à faible densité énergétique (fruits, légumes) n'ont pas de RSS : c'est le volume gastrique qui stoppe leur consommation. Cette distinction valide le test des menus comparés : manger peu d'un aliment dense en énergie peut apporter autant de calories qu'un grand volume d'aliments pauvres en énergie.
Comment expliquer au patient pourquoi il ne peut pas changer son comportement alimentaire par la seule volonté ?
Anne utilise la métaphore de la maison cadenassée : le comportement alimentaire compulsif est automatique et ne peut pas être modifié directement, tout comme l'émotion ne peut pas être supprimée sur commande. La seule porte d'entrée accessible est la pensée (case B de la grille ABCDE). Montrer ce schéma au patient lui permet de comprendre qu'il n'est pas en échec de volonté mais pris dans une cascade automatique qu'il peut apprendre à interrompre en amont.
En quoi la gestion des modes mentaux (GMM) du Dr Fradin complète-t-elle la grille ABCDE ?Réponse détaillée dans la formation
Comment conduire l'exercice mono-aliment sur 4 jours pour travailler le RSS en cabinet ?Réponse détaillée dans la formation
Comment évaluer en consultation si la restriction cognitive d'un patient est suffisamment assouplie ?Réponse détaillée dans la formation
Quelle est la différence entre les émotions induites par la restriction cognitive et les émotions extra-alimentaires ?Réponse détaillée dans la formation
En quoi consiste l'exercice de dégustation des 4 saveurs et quel est son intérêt clinique ?Réponse détaillée dans la formation
Quel est l'intérêt de la version guidée en six portions de l'exercice RSS, et dans quels cas l'utiliser ?Réponse détaillée dans la formation
Quelles techniques de défusion cognitive proposer quand le patient refuse de reformuler sa pensée ?Réponse détaillée dans la formation
Quelle est la transgression de l'abstinence et comment la traiter en consultation ?Réponse détaillée dans la formation
En quoi consiste l'exercice de réintroduction des aliments tabous proposé par le GROS ?Réponse détaillée dans la formation
Que faire si un patient n'observe pas de diminution de plaisir malgré l'exercice et mange toujours la totalité des portions ?Réponse détaillée dans la formation
Pourquoi le protocole alimentation réconfortante ne peut-il pas être utilisé indéfiniment lorsqu'il y a beaucoup d'émotions extra-alimentaires ?Réponse détaillée dans la formation
Comment intégrer la méditation de pleine conscience dans la prise en charge de l'alimentation émotionnelle ?Réponse détaillée dans la formation
Pourquoi deux menus aux valeurs caloriques identiques peuvent-ils générer des comportements très différents chez un patient en restriction cognitive ?Réponse détaillée dans la formation
Comment aborder la croyance 'il ne faut pas laisser dans son assiette' qui bloque beaucoup de patients ?Réponse détaillée dans la formation
Quelle ressource recommande Anne pour soutenir le travail de restructuration cognitive avec les patients ?Réponse détaillée dans la formation
Qu'est-ce que l'ACT (thérapie d'acceptation et d'engagement) et dans quel contexte l'utiliser en psychonutrition ?Réponse détaillée dans la formation
Où se situe la frontière entre alimentation émotionnelle normale et alimentation émotionnelle pathologique ?Réponse détaillée dans la formation
Comment utiliser la matrice ACT avec une patiente en consultation de psychonutrition ?Réponse détaillée dans la formation
Quelle est la différence entre émotions extra-alimentaires et émotions induites par la restriction cognitive ?Réponse détaillée dans la formation
Quelle est la différence entre culpabilité et honte dans le contexte de l'alimentation émotionnelle, et pourquoi est-ce important ?Réponse détaillée dans la formation
Quelle est la notion de valeur dans l'ACT et comment la travailler avec la patiente ?Réponse détaillée dans la formation
Quels outils comportementaux peut-on proposer face à la faim émotionnelle, et quelles en sont les limites ?Réponse détaillée dans la formation
Quand faut-il orienter un patient vers un psychiatre ou un psychologue plutôt que de continuer le suivi en psychonutrition ?Réponse détaillée dans la formation
Comment utiliser la grille ABCDE pour travailler les pensées toxiques liées à l'alimentation ?Réponse détaillée dans la formation

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