CCM 3P — Cabinet Conseil en Micronutrition
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Prise en charge micronutritionnelle du surpoids et de l’obésité : volet 2, applications pratiques

Vous maîtrisez la théorie de la prise en charge micronutritionnelle du surpoids et de l'obésité, mais une question demeure une fois le patient assis en face de vous : concrètement, par où commencer et comment articuler toutes ces informations ? Ce volet pratique vous ouvre les portes d'une véritable consultation,…

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6 leçons · Accès à vie · En ligne

Présentation

Vous maîtrisez la théorie de la prise en charge micronutritionnelle du surpoids et de l'obésité, mais une question demeure une fois le patient assis en face de vous : concrètement, par où commencer et comment articuler toutes ces informations ? Ce volet pratique vous ouvre les portes d'une véritable consultation, étape par étape, pour transformer vos connaissances en protocoles personnalisés et applicables dès le lendemain.

Ce que vous allez apprendre

  • Construire un bilan de biologie fonctionnelle pertinent et hiérarchisé (du dépistage du syndrome métabolique au calcul du HOMA et du QUICKI, en passant par les déficits en micronutriments, la thyroïde, le profil digestif, mitochondrial, neuromédiateur et le cortisol salivaire)
  • Mettre en place une complémentation en deux temps : une complémentation de base fondée sur la clinique, puis une complémentation personnalisée à la lecture des résultats biologiques
  • Expliquer simplement à votre patient le rôle central de l'insuline, la lipogenèse et la lipolyse, et dédiaboliser les lipides à l'aide de métaphores pédagogiques
  • Proposer et adapter les deux grands leviers alimentaires : la modulation des glucides (low carb, charges glycémiques, glucides nets, régime cétogène) et les fenêtres de restriction alimentaire (jeûne intermittent)
  • Accompagner la phase de cétoadaptation et anticiper la grippe cétogène avec des stratégies concrètes (citrates et bicarbonates, sel, bouillon d'os, triglycérides à chaîne moyenne)
  • Déconstruire les croyances fréquentes des patients sur le jeûne et adopter une posture de coach pour favoriser l'observance dans la durée

Au programme

  • L'utilisation de la biologie fonctionnelle : prescription à l'unité ou bilan d'investigation, dépistage du syndrome métabolique, évaluation de l'insulinorésistance et recherche des blocages métaboliques associés (thyroïde, intestin, surrénales, mitochondrie, neuromédiateurs)
  • La lecture commentée d'un profil d'acides gras et l'interprétation des principaux marqueurs digestifs (LBP et endotoxémie métabolique, candidose, microbiote)
  • La stratégie de complémentation, de la complémentation de base à l'ajustement selon le degré d'insulinorésistance (chrome, magnésium, berbérine, antioxydants, soutien de la détoxication hépatique, et plus encore)
  • Les modèles alimentaires expliqués au patient : low carb et charges glycémiques, régime cétogène et cétose nutritionnelle, pyramide alimentaire, distinction entre healthy keto et dirty keto
  • Le jeûne intermittent et ses différentes modalités, de la fenêtre de restriction au repas unique, avec la déconstruction des idées reçues
  • Les outils pratiques de consultation : semainiers, recettes, listes de courses, calcul des portions de protéines, et l'organisation du suivi (consultation bilan, interprétation, séances intermédiaires de psychonutrition)

Pour qui

Cette formation s'adresse aux professionnels de santé, médecins, pharmaciens, naturopathes et thérapeutes en micronutrition, qui reçoivent des patients en surpoids ou en situation d'obésité et souhaitent passer de la théorie à une pratique de consultation structurée.

A l'issue de la formation

Vous serez en mesure de conduire une consultation complète, de prescrire et d'interpréter une biologie fonctionnelle ciblée, puis de bâtir une complémentation et un modèle alimentaire ajustés au profil et au degré d'insulinorésistance de chaque patient. Vous saurez accompagner la mise en place du modèle, anticiper les difficultés et adapter votre approche aux croyances et au mode de vie de la personne. Vous disposerez ainsi d'une trame de consultation reproductible, tout en y apportant votre touche personnelle.

Programme

CCM SURPOB MICRONUT PRATIQUE
  • Quiz de début de formation
  • Leçon 101 heures 47 minutes
  • Leçon 201 heures 28 minutes
  • Leçon 301 heures 28 minutes
  • Leçon 401 heures 37 minutes
  • Quiz de fin de formation

Questions fréquentes

Quels sont les critères biologiques indispensables à vérifier en première intention chez un patient en surpoids ou obésité ?
Anne recommande de commencer par un bilan classique pour évaluer le syndrome métabolique (tour de taille, HDL, triglycérides, glycémie, tension artérielle), puis de doser glycémie et insuline à jeun pour calculer le HOMA et le QUICKI. Le chrome est systématique, ainsi que la vitamine D, le magnésium érythrocytaire et la LBP pour détecter une endotoxémie métabolique. Ces quelques marqueurs donnent déjà une orientation clinique solide avant d'aller plus loin en biologie fonctionnelle.
Comment structurer concrètement les menus des premières semaines pour une patiente débutant le régime low carb ?
Anne recommande de remettre à la patiente un semainier pré-rempli avec des exemples d'assiettes et de recettes (granola maison, zoodles, banana bread low carb, fat bombs). L'anticipation et l'organisation sont présentées comme la clé de la réussite, car ce modèle s'éloigne fortement des habitudes alimentaires françaises. Il est conseillé de sélectionner les recettes à l'avance plutôt que de laisser la patiente chercher seule sur des sites souvent en anglais.
Pourquoi le jeûne intermittent est-il souvent plus facile à mettre en place que le régime cétogène ?
Le jeûne intermittent ne requiert aucune connaissance des macronutriments ni de planification culinaire : il suffit de ne pas manger pendant une fenêtre définie. Il réduit le budget et le temps de préparation des repas, et n'impose aucun aliment interdit, ce qui limite la frustration. C'est un modèle particulièrement adapté aux actifs et aux personnes célibataires sans contraintes familiales le soir.
Comment déterminer si un patient doit suivre un simple low-carb ou un régime cétogène complet ?
Anne recommande de croiser deux indicateurs cliniques : le score HOMA (insulino-résistance) et l'état du syndrome métabolique (tour de taille, bilan lipidique). Plus le HOMA est élevé, plus le modèle doit être strict. Il faut également évaluer l'absence de blocage psychologique ou de restriction cognitive sévère, qui contre-indiquerait le kéto-diet.
Qu'est-ce que la grippe cétogène et comment la prévenir ?
La grippe cétogène désigne l'ensemble des symptômes (maux de tête, fatigue intense, nausées, hypotension) qui apparaissent lors du switch métabolique, quand le corps passe du glucose (réserves de glycogène) aux corps cétoniques produits à partir des graisses. Elle est principalement liée au déséquilibre électrolytique causé par la chute du glycogène. Pour la limiter, Anne préconise une hydratation riche en minéraux, du bouillon d'os bien salé, deux cuillères à café de sel de table par jour, une complémentation en bicarbonates et citrates, et l'absence d'activité physique intense pendant cette période.
Comment construire concrètement la frise alimentaire avec un patient pour initier le jeûne intermittent ?
Anne propose de tracer à la main une frise de 24 heures et de demander au patient de positionner ses repas habituels, en parlant de 'repas 1, 2, 3' plutôt que petit-déjeuner/déjeuner/dîner. On identifie ensuite sa période insulinoprive actuelle (souvent 8-10 heures) et la période à dominance insulinique, puis on présente le modèle cible 16-8 pour mesurer l'écart et négocier des ajustements progressifs.
Quelles précautions pré-analytiques sont indispensables pour obtenir un HOMA fiable et éviter les faux négatifs ?
Le patient doit avoir consommé au moins 30 à 50 grammes de glucides lors du repas de la veille au soir, respecter un jeûne de 10 heures (12 heures maximum) et ne pas avoir jeûné le soir précédent. Sans ces conditions, la glycémie et l'insuline sont artificiellement basses et le HOMA sous-estime l'insulinorésistance. La même règle s'applique au test de candidose (MI) pour éviter les faux négatifs.
À qui ne faut-il surtout pas proposer un modèle hypoglucidique strict ?
Les patients présentant une forte restriction cognitive ou un trouble du comportement alimentaire sont à exclure du régime cétogène : imposer une suppression de grandes catégories alimentaires aggrave l'hypercontrôle et génère plus de compulsions. Dans ce cas, Anne préconise de travailler uniquement la psychonutrition.
Comment interpréter le DMI pour conclure ou non à une candidose intestinale ?
Le marqueur de candidose dans le MI est le D-arabinitol : un taux élevé signe une candidose, indépendamment du rapport D/L. Si le rapport D/L est normal malgré un D-arabinitol élevé, cela indique qu'il existe une bonne flore de fermentation eubiotique, ce qui est plutôt un bon pronostic. En revanche, un arabinose élevé seul, sans élévation du D-arabinitol, n'est pas suffisant pour conclure à une candidose et peut simplement refléter une consommation importante de pommes ou de poires.
Quelle est la différence entre cétose nutritionnelle et cétose thérapeutique ?
La cétose thérapeutique impose moins de 20 g de glucides par jour en permanence et est réservée à des indications médicales précises. Elle a notamment été validée dans le traitement de l'épilepsie pharmacorésistante. Des études sont actuellement en cours pour le diabète de type 2, la maladie d'Alzheimer, le Parkinson, certaines maladies inflammatoires chroniques et certains cancers. La cétose nutritionnelle est plus souple : la quantité de glucides tolérée varie de 0 à 100 g selon le degré d'insulino-résistance et le niveau d'activité physique du patient.
Comment calculer et ajuster les apports en protéines pendant la phase de cétoadaptation ?
Anne utilise la formule d'Hume pour calculer la quantité de protéines idéale selon le poids actuel et le poids cible. Pendant la cétoadaptation, elle recommande de majorer cet apport de 10 à 20 grammes par rapport à la norme, pour éviter la protéolyse liée à la néoglucogenèse. Elle conseille de fonctionner par portions de 20 grammes de protéines (2-3 oeufs, 150 g de poisson, 100 g de viande, 60 g de fromage, etc.) et de fractionner l'apport sur trois repas principaux.
Quelle fenêtre de jeûne proposer en priorité et comment la faire progresser si elle est insuffisante ?
Le modèle de base est le 16-8 (16 heures de jeûne, 8 heures de prise alimentaire). Si la perte de poids stagne, on passe progressivement à 17-7, 18-6, jusqu'au 20-4 (jeûne du guerrier) ou à l'OMAD (un seul repas par jour). En cas d'insulino-résistance importante, manger en première partie de journée (option 8h-16h) est préférable à une fenêtre tardive (12h-20h) pour limiter la sécrétion nocturne d'insuline.
Quel discours tenir sur les lipides pour ne pas renforcer la lipophobie de la patiente ?Réponse détaillée dans la formation
Peut-on perdre du poids avec le jeûne intermittent seul, sans réduire les glucides ?Réponse détaillée dans la formation
Comment Anne explique-t-elle la phase de cétoadaptation et combien de temps dure-t-elle ?Réponse détaillée dans la formation
Pourquoi Anne ne prescrit-elle pas systématiquement le bilan de neuromédiateurs urinaires, et dans quel cas l'envisager ?Réponse détaillée dans la formation
Quelles boissons sont autorisées pendant la période de jeûne ?Réponse détaillée dans la formation
Comment calculer la quantité de protéines adaptée pour un patient en surpoids ?Réponse détaillée dans la formation
Quelle est la complémentation de base qu'Anne met en place dès la première consultation, avant même les résultats biologiques ?Réponse détaillée dans la formation
Comment mettre en place progressivement le jeûne intermittent après la phase de cétoadaptation ?Réponse détaillée dans la formation
Un excès de lipides peut-il bloquer la perte de poids en régime cétogène ?Réponse détaillée dans la formation
Comment adapter la complémentation en fonction du résultat du HOMA lors de la seconde consultation ?Réponse détaillée dans la formation
Comment répondre à l'objection 'le jeûne active le mode famine' ?Réponse détaillée dans la formation
Comment gérer le cas d'un patient qui stagne malgré un jeûne 16-8 et moins de 50 g de glucides par jour ?Réponse détaillée dans la formation
Quelle complémentation micronutritionnelle mettre en place dès la première consultation, avant les résultats biologiques ?Réponse détaillée dans la formation
Pourquoi le jeûne intermittent ne provoque-t-il pas d'hypoglycémie chez ces patientes ?Réponse détaillée dans la formation
Qu'est-ce que les glucinettes et pourquoi est-ce préférable aux charges glycémiques pour le suivi cétogène ?Réponse détaillée dans la formation
Quelle est la métaphore utilisée pour expliquer simplement au patient pourquoi les glucides font grossir et pas les lipides ?Réponse détaillée dans la formation
Pourquoi faut-il apporter directement des oméga-3 EPA/DHA plutôt que de l'huile de lin ou de colza chez un patient obèse ?Réponse détaillée dans la formation
Quels sont les deux modèles alimentaires proposés pour activer la lipolyse et déclencher le switch métabolique ?Réponse détaillée dans la formation
Comment aider le patient à ne pas se sentir privé face à la suppression des céréales et du pain ?Réponse détaillée dans la formation
Comment interpréter la disparition des corps cétoniques dans les urines après quelques semaines de cétose ?Réponse détaillée dans la formation
Pourquoi est-il important de doser la T3 libre dans les urines de 24h en plus du bilan thyroïdien sanguin ?Réponse détaillée dans la formation
Comment intégrer les légumineuses dans un régime cétogène sans sortir de la cétose nutritionnelle ?Réponse détaillée dans la formation
Comment réintroduire les glucides en phase de croisière tout en maintenant la cétose nutritionnelle ?Réponse détaillée dans la formation
Comment rythmer les consultations de suivi pour un patient en cours de perte de poids ?Réponse détaillée dans la formation
Comment présenter les bilans de biologie fonctionnelle au patient pour qu'il choisisse en fonction de son budget sans se sentir imposé ?Réponse détaillée dans la formation
Quel système simple Anne utilise-t-elle pour aider le patient à gérer ses portions de glucides ?Réponse détaillée dans la formation
Comment traiter simultanément une candidose et une insulino-résistance chez un même patient ?Réponse détaillée dans la formation
Dans quels cas ne pas proposer le modèle cétogène et quelle alternative envisager ?Réponse détaillée dans la formation

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