CCM 3P — Cabinet Conseil en Micronutrition
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Prise en charge intégrative des troubles féminins volet 1

Les infections urogénitales récidivantes, le syndrome des ovaires polymicrokystiques et l'endométriose comptent parmi les motifs de consultation les plus fréquents, et trop souvent les plus mal accompagnés une fois le traitement aigu posé. Cette formation vous propose une lecture intégrative de ces troubles féminins,…

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4 leçons · Accès à vie · En ligne

Présentation

Les infections urogénitales récidivantes, le syndrome des ovaires polymicrokystiques et l'endométriose comptent parmi les motifs de consultation les plus fréquents, et trop souvent les plus mal accompagnés une fois le traitement aigu posé. Cette formation vous propose une lecture intégrative de ces troubles féminins, fondée sur la physiopathologie et la micronutrition, pour comprendre les causes profondes plutôt que de seulement traiter le symptôme. Vous repartez avec des outils concrets et des protocoles simples à mettre en place auprès de vos patientes.

Ce que vous allez apprendre

  • Poser un diagnostic différentiel rapide entre mycose vaginale, vaginose bactérienne et cystite, à partir de quelques questions clés (démangeaisons, aspect et odeur des pertes, gêne urinaire, fréquence des épisodes)
  • Comprendre et rééquilibrer l'interdépendance des trois microbiotes, intestinal, vaginal et vésical, qui explique le caractère récidivant de ces infections
  • Construire une prise en charge complémentaire du traitement allopathique avec les probiotiques par voie orale et locale, le démannose, le 2'-fucosyllactose, la phytothérapie et l'aromathérapie anti-infectieuse
  • Décrypter la physiopathologie du SOPK (hyperandrogénie, hyperinsulinisme, rapport LH sur FSH, méthylation et épigénétique) pour proposer des pistes comme le myo-inositol, la berbérine et le soutien du métabolisme insulino-glucidique
  • Aborder l'endométriose comme une pathologie inflammatoire chronique et œstrogéno-dépendante, en agissant sur l'inflammation, le stress oxydant, l'hyperœstrogénémie, l'épigénétique et les perturbateurs endocriniens
  • Identifier et corriger les facteurs de terrain, climat hormonal, tabac, stress chronique, hygiène intime, constipation, qui entretiennent les récidives

Au programme

  • Le microbiote vaginal et vésical : flore de Döderlein, lactobacilles d'intérêt et faux amis, score de Nugent, pH et facteurs de dysbiose
  • La mycose vaginale (candidose) à répétition : double foyer vaginal et intestinal, marqueurs urinaires, traitement antifongique, soutien de la détoxication hépatique et prise en charge alimentaire anti-candida
  • La vaginose bactérienne : place du traitement antibiotique et des probiotiques pour limiter les récidives
  • La cystite récidivante : Escherichia coli, biofilm, démannose, proanthocyanidines de type A de la canneberge, plantes diurétiques et règles hygiéno-diététiques
  • Le cas particulier de la périménopause et de la ménopause : sécheresse vaginale, climat œstrogénique et probiotiques au long cours
  • Le syndrome des ovaires polymicrokystiques : critères diagnostiques, bilan biologique, terrain métabolique et protocoles micronutritionnels
  • L'endométriose : pistes physiopathologiques, gestion de la douleur et prise en charge du terrain
  • Une introduction au syndrome prémenstruel, qui sera approfondie dans le volet 2
  • Des cas cliniques pour mettre en pratique

Pour qui

Cette formation pluridisciplinaire s'adresse aux professionnels de santé concernés par l'accompagnement des troubles féminins, médecins, pharmaciens et praticiens orientés micronutrition et médecine fonctionnelle, qu'ils prescrivent ou conseillent au comptoir.

A l'issue de la formation

Vous saurez reconnaître et différencier les principales infections urogénitales, puis bâtir une prise en charge globale qui dépasse le simple traitement aigu en rééquilibrant les trois microbiotes et en corrigeant le terrain. Vous disposerez de protocoles concrets, micronutritionnels, phytothérapeutiques et alimentaires, à adapter à chaque patiente présentant un SOPK, une endométriose ou des infections récidivantes. Vous serez à l'aise pour articuler votre accompagnement avec les traitements conventionnels et en limiter les récidives.

Programme

CCM FEMME V1
  • Quiz de début de formation
  • Leçon 106 heures 20 minutes
  • Leçon 204 heures 48 minutes
  • Quiz de fin de formation

Questions fréquentes

Pourquoi le microbiote vaginal est-il dominé par des lactobacilles et quel est le rôle du pH acide ?
Les lactobacilles, principalement L. crispatus, L. gasseri et L. jensenii, produisent de l'acide lactique à partir du glycogène sécrété par les cellules vaginales. Cet acide maintient un pH entre 3,8 et 4,5 qui est défavorable à la croissance des pathogènes. En eubiose, les lactobacilles inhibent également l'adhésion des pathogènes par compétition d'espace, production de bactériocines et phénomène de coagrégation. L'évaluation clinique de cet équilibre se fait via le score de Nugent (entre 0 et 3 = flore normale).
Pourquoi le métronidazole seul ne suffit-il pas à traiter une vaginose bactérienne récidivante ?
Le métronidazole est un antimicrobien à large spectre qui élimine Gardnerella vaginalis mais détruit également les lactobacilles protecteurs. En appauvrissant encore davantage la flore vaginale, il aggrave l'état de dysbiose sous-jacent et favorise les rechutes. Une prise concomitante et prolongée de probiotiques (voie vaginale et orale, minimum trois mois) est indispensable pour restaurer durablement l'eubiose vaginale.
Quels sont les principaux facteurs déclenchants des mycoses vaginales récidivantes et comment y remédier ?
La progestérone amplifie l'expression des récepteurs membranaires à Candida albicans et diminue l'immunité innée, ce qui explique la récurrence avant les règles. La dysbiose intestinale, les antibiotiques, la contraception hormonale et les perturbateurs endocriniens favorisent le passage de la forme levure à la forme mycélienne. La prise en charge doit traiter simultanément le foyer intestinal (bilan de mycose intestinale, antifongiques naturels, régime anti-candida) et le foyer vaginal (antifongique local, probiotiques per os et locaux au minimum 3 mois).
Quelle est la spécificité des pro-anthocyanidines de la canneberge et quel dosage faut-il exiger sur l'étiquette ?
Seules les pro-anthocyanidines (PAC) de type A ont une activité anti-adhésive sur Escherichia coli ; les PAC de type B sont inactives sur ce mécanisme. Un produit efficace doit afficher au minimum 36 mg de PAC de type A par prise, idéalement 72 mg par jour en phase aiguë. La synergie cannelle-canneberge a montré une meilleure efficacité que la canneberge seule dans les études.
Comment le D-mannose agit-il dans les cystites à E. coli et comment l'associer au traitement antibiotique ?
Le D-mannose est un monosaccharide non assimilé qui arrive intact au niveau rénal et urinaire. Il entre en compétition avec les récepteurs mannose des cellules uroépithéliales sur lesquels se fixent les pili d'E. coli, empêchant ainsi l'adhésion bactérienne. En pratique, le D-mannose peut être donné en complément d'une antibiothérapie (fosfomycine), le matin à jeun à distance des antibiotiques, puis en entretien préventif à dose plus faible.
Comment le D-mannose prévient-il les cystites à Escherichia coli sans perturber le microbiote ?
Le D-mannose est un monosaccharide non assimilable qui se retrouve intact au niveau des voies urinaires. Il se lie aux pili d'Escherichia coli et joue un double rôle : il empêche la fixation des bactéries sur les cellules uroépithéliales et agit comme leurre pour éliminer par voie urinaire les bactéries déjà fixées. Son efficacité préventive a été jugée comparable à celle des antibiotiques, sans impact sur le microbiote.
Quelle est la place des inositols (myoinositol et D-chiro-inositol) dans la prise en charge du SOPK ?Réponse détaillée dans la formation
Pourquoi les femmes en périménopause sont-elles plus vulnérables aux cystites récidivantes, et quelle prise en charge proposer ?Réponse détaillée dans la formation
Comment traiter le déséquilibre des trois microbiotes (intestinal, vaginal, vésical) dans les infections urogénitales récidivantes ?Réponse détaillée dans la formation
Quels sont les mécanismes épigénétiques du SOPK et comment les moduler en micronutrition ?Réponse détaillée dans la formation
Pourquoi la balance 2-OH/16-OH des oestrogènes est-elle importante dans l'endométriose et comment l'optimiser ?Réponse détaillée dans la formation
Quelle est la place du myo-inositol et de la berbérine dans le SOPK avec insulino-résistance ?Réponse détaillée dans la formation
Quel rôle joue l'alimentation dans la prise en charge de l'endométriose, notamment vis-à-vis du gluten et des oméga 3 ?Réponse détaillée dans la formation
Quels sont les axes micronutritionnels prioritaires dans la prise en charge de l'endométriose ?Réponse détaillée dans la formation
Comment évaluer et traiter l'insulinorésistance dans le SOPK en pratique micronutritionnelle ?Réponse détaillée dans la formation
Comment différencier et prendre en charge un SPM à dominante sérotoninergique d'un SPM à dominante progestéronique ?Réponse détaillée dans la formation
Quelles plantes recommande Anne Lucas pour traiter le déficit en progestérone associé aux infections récidivantes et au SPM ?Réponse détaillée dans la formation
Pourquoi faut-il prescrire des probiotiques simultanément à l'antibiothérapie dans les infections urogénitales ?Réponse détaillée dans la formation
Comment Anne Lucas explique-t-elle le lien entre dysbiose intestinale et endométriose, et quelle stratégie microbiologique propose-t-elle ?Réponse détaillée dans la formation
Quel lien existe-t-il entre déséquilibre hormonal oestrogénique et infections urogénitales récidivantes ?Réponse détaillée dans la formation

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