CCM 3P — Cabinet Conseil en Micronutrition
← Toutes les formations

Prévention des maladies de civilisation, ZOOM sur les maladies cardiovasculaires

Face à un patient atteint d'une pathologie chronique, le motif de consultation cache presque toujours les mêmes grands mécanismes physiopathologiques, que la médecine cloisonnée par spécialités laisse trop souvent de côté. Cette formation vous propose de les comprendre un à un, puis de les appliquer concrètement à la…

197 €S'inscrire à cette formation

6 leçons · Accès à vie · En ligne

Présentation

Face à un patient atteint d'une pathologie chronique, le motif de consultation cache presque toujours les mêmes grands mécanismes physiopathologiques, que la médecine cloisonnée par spécialités laisse trop souvent de côté. Cette formation vous propose de les comprendre un à un, puis de les appliquer concrètement à la prévention cardiovasculaire, pour passer d'une lecture centrée sur le seul cholestérol à une approche globale, micronutritionnelle et réellement personnalisée.

Ce que vous allez apprendre

  • Identifier et investiguer les grands mécanismes qui font le lit des maladies chroniques, en commençant systématiquement par l'écosystème intestinal et ses quatre acteurs (microbiote, mucus, muqueuse et hyperperméabilité, système immunitaire).
  • Comprendre et moduler l'inflammation chronique de bas grade et le stress oxydant, du facteur NF-kB aux modulateurs d'activité de kinase, en passant par l'équilibre des acides gras et le rapport AA sur EPA.
  • Relier entre eux le stress carbonyl et l'insulino-résistance, l'équilibre acido-basique, la détoxication hépatique, la fonction mitochondriale et la sénescence cellulaire, pour raisonner en cartographie plutôt qu'organe par organe.
  • Revisiter le paradigme du cholestérol en vous intéressant à l'oxydation du LDL, et travailler les véritables leviers cardiovasculaires que sont l'index oméga-3, la rigidité membranaire et l'agrégation plaquettaire.
  • Repérer les facteurs de risque indépendants souvent négligés, comme la lipoprotéine(a), la TMAO et l'homocystéine, et savoir quoi proposer face à chacun.
  • Construire des recommandations alimentaires et une complémentation adaptées au budget de chaque patient, en vous appuyant sur des cas cliniques détaillés et l'interprétation de bilans réels.

Au programme

  • L'écosystème intestinal au cœur de la prise en charge : exploration du microbiote, du mucus et du polymorphisme FUT2, de l'hyperperméabilité intestinale (LBP, IgG, zonuline), prébiotiques, probiotiques et stratégies de rééquilibrage.
  • L'inflammation chronique de bas grade : voies de signalisation, curcuma et thé vert, équilibre des acides gras, oméga-3 longue chaîne EPA et DHA, GLA et DGLA, vigilance sur l'acide palmitique et les acides gras trans.
  • Le stress oxydant : enzymes antioxydantes et leurs cofacteurs, glutathion, acide alpha-lipoïque, coenzyme Q10, et logique de recyclage des antioxydants.
  • Le stress carbonyl et l'insulino-résistance : hémoglobine glyquée, glycation, produits avancés, L-carnosine et leviers micronutritionnels.
  • Équilibre acido-basique, détoxication hépatique, mitochondrie et sénescence cellulaire : balance sodium-potassium et PRAL, phases de détoxication et homocystéine, soutien mitochondrial, sénolytiques.
  • Le ZOOM cardiovasculaire : athérosclérose et oxydation du LDL, profil d'acides gras érythrocytaires et index oméga-3, syndrome métabolique et endotoxémie métabolique, lipoprotéine(a), TMAO, homocystéine, accompagnement du patient sous statine, vitamines D, K2, A et E, glutathion, natokinase et resveratrol.
  • Le modèle alimentaire et l'hygiène de vie : régime méditerranéen d'inspiration crétoise, choix des huiles, jeûne intermittent et approche low-carb selon le profil, sommeil, gestion du stress, remise en mouvement et sevrage tabagique.
  • La mise en pratique : plusieurs cas cliniques commentés, avec lecture des bilans, choix des biomarqueurs et construction du protocole.

Pour qui

Cette formation s'adresse aux professionnels de santé qui souhaitent intégrer la micronutrition et la médecine fonctionnelle à leur pratique : pharmaciens, médecins, ainsi que les praticiens accompagnant des patients en prévention santé. Elle convient aux débutants qui découvrent ces mécanismes comme aux praticiens plus expérimentés désireux de réviser et d'affiner leurs protocoles.

A l'issue de la formation

Vous saurez relier le tableau clinique de votre patient aux grands mécanismes physiopathologiques en jeu, choisir les bilans biologiques pertinents et en interpréter les résultats. Vous pourrez construire une stratégie cohérente associant recommandations alimentaires, hygiène de vie et complémentation ciblée, en l'adaptant au profil et au budget de chacun. Vous aborderez la prévention cardiovasculaire de façon globale, en complément du suivi médical conventionnel, plutôt qu'au travers du seul taux de cholestérol.

Programme

MCV
  • Quiz de début de formation
  • Leçon 101 heures 46 minutes
  • Leçon 201 heures 39 minutes
  • Leçon 301 heures 44 minutes
  • Leçon 401 heures 45 minutes
  • Quiz de fin de formation

Questions fréquentes

Quels examens biologiques Anne recommande-t-elle en priorité pour explorer la perméabilité intestinale ?
Anne recommande en priorité le dosage de la LBP (LPS Binding Protein) et quelques IgG alimentaires (5 maximum). La zonuline peut être ajoutée dans un contexte de troubles digestifs importants, d'intolérance au gluten ou de maladie cœliaque, mais sa sensibilité reste limitée. Ces bilans ne sont pas remboursés.
Comment interpréter le profil d'acide gras érythrocytaire dans le cadre d'une prévention cardiovasculaire ?
Le profil d'acide gras permet d'évaluer le statut en oméga-3 (ALA, EPA, DPA, DHA), en oméga-6 (GLA, DGLA, AA) et en acides gras saturés ou trans. L'index oméga-3 est le marqueur le plus fiable du risque cardiovasculaire : il doit se situer entre 8 et 12 % en prévention. Anne insiste sur la nécessité de lire la valeur chiffrée plutôt que le graphique, car ce dernier peut induire en erreur. Un acide palmitique élevé et un DGLA bas sont deux anomalies particulièrement importantes à corriger.
Quel est l'objectif optimal pour l'homocystéine en prévention cardiovasculaire et pourquoi faut-il la doser systématiquement ?
Anne recommande un taux d'homocystéine inférieur à 7-7,5 micromolaires, car au-delà cette molécule est endothéliotoxique : elle favorise le stress oxydant, l'agrégation plaquettaire et l'épaississement de la paroi artérielle. Le dosage coûte environ 15 euros dans les laboratoires d'investigation biologique et doit être réalisé dès qu'il existe un contexte d'antécédents cardiovasculaires familiaux ou personnels.
Pourquoi doser les anticorps anti-LDL oxydés plutôt que les LDL oxydés directement ?
Anne préconise le dosage des anticorps anti-LDL oxydés car ils sont plus stables que les LDL oxydés eux-mêmes et constituent un véritable marqueur d'auto-immunité. Ce dosage reflète la réaction du système immunitaire face à un LDL modifié par le stress oxydant, non reconnu comme « soi ». Il doit être systématiquement associé à une EAL pour avoir une vision fonctionnelle complète du risque cardiovasculaire.
Comment évaluer et corriger un défaut de mucus intestinal lié au polymorphisme FUT2 ?
Un test génétique salivaire ou sanguin (59 euros, réalisé une seule fois dans la vie) permet de savoir si le patient est non-sécréteur. En cas de polymorphisme sur le gène FUT2, Anne conseille une supplémentation progressive en fucosyllactose jusqu'à 2 grammes par jour, en débutant à 500 mg pour éviter une intolérance digestive. Ce complément peut être donné même aux intolérants au lactose.
Quelles sont les recommandations pratiques pour corriger un déficit en DGLA et son impact sur la prévention cardiovasculaire ?
Le DGLA est le précurseur des eicosanoïdes de la série 1, anti-inflammatoires et anti-agrégants plaquettaires, ce qui en fait un marqueur clé en prévention cardiovasculaire. Sa correction passe exclusivement par une supplémentation en huile de bourrache ou d'onagre, car il n'existe pas d'équivalent alimentaire suffisant. Anne note que si certains praticiens conseillent de séparer la prise des oméga-3 et des oméga-6, elle donne désormais les deux en même temps sans observer de problème — bien qu'une compétition d'absorption soit théoriquement possible.
Quel complément alimentaire est indispensable chez tout patient sous statine, et pourquoi ?
Le coenzyme Q10 est absolument prioritaire : les statines inhibent la HMG-CoA réductase et bloquent ainsi non seulement la synthèse du cholestérol, mais aussi celle du coenzyme Q10. Ce déficit explique les effets indésirables musculaires, pouvant aller jusqu'à la rhabdomyolyse. Anne recommande d'associer systématiquement coenzyme Q10 et oméga-3 à toute prescription de statine, sans remettre en cause le traitement allopathique.
Quels cofacteurs faut-il doser et corriger en cas d'hyperhomocystéinémie ?
Il faut rechercher un déficit en vitamines B12, B9 active (méthyltétrahydrofolate), B2 (cofacteur de la MTHFR) et B6 (qui intervient aussi dans la méthylation). Le polymorphisme de la MTHFR, présent chez plus de 45 % de la population, peut expliquer une incapacité à convertir l'acide folique en forme méthylée ; dans ce cas, une supplémentation directe en vitamine B9 méthylée est indiquée.
Comment diagnostiquer un syndrome métabolique selon la définition IDF ?
Selon la Fédération internationale du diabète, le premier critère obligatoire est un tour de taille augmenté (supérieur à 94 cm chez l'homme caucasien, 90 cm chez l'homme d'origine asiatique, 80 cm chez la femme). Il faut ensuite au moins deux critères parmi : hypertension traitée ou tension supérieure à 130/85, triglycérides supérieurs à 1,50 g/L, glycémie supérieure à 1,0 g/L, et HDL inférieur à 0,40 g/L chez l'homme ou 0,50 g/L chez la femme. Ce syndrome augmente nettement le risque cardiovasculaire (de l'ordre du doublement) et multiplie surtout le risque de diabète de type 2.
Quelle est la différence pratique entre conseiller de l'huile de colza et donner directement de l'EPA ou du DHA à un patient âgé ?
La delta-6-désaturase, enzyme clé de la conversion de l'acide alpha-linolénique en EPA et DHA, fonctionne mal aux âges extrêmes de la vie et en cas d'hyperinsulinisme. Chez un patient de plus de 60 ans, l'huile de colza ne suffira donc pas à optimiser le statut en oméga-3 longue chaîne. Il faut alors apporter directement de l'EPA/DHA via des petits poissons gras (sardines, maquereaux, anchois) ou un complément alimentaire à base d'huile de poisson.
Comment la vitamine K2 MK7 protège-t-elle les artères de la calcification ?
La vitamine K2 MK7 active la carboxylation de la MGP (Matrix Gla Protein), le plus puissant inhibiteur connu de la calcification des tissus. Sans K2, la MGP reste inactive sous forme décarboxylée et le calcium se dépose dans les parois artérielles, augmentant la rigidité vasculaire. Anne recommande la forme K2 MK7 all-trans, entre 75 et 180 microgrammes par jour, systématiquement associée à la vitamine D.
Quel est l'intérêt du DMI (dosage des métabolites intestinaux) dans la prise en charge cardiométabolique ?
Le DMI permet de détecter une candidose digestive via le D-arabinitol, d'évaluer la qualité de la flore bactérienne de fermentation via le rapport D/L-arabinitol, et de repérer une dysbiose de putréfaction ou de fermentation. Chez un patient cardiométabolique, une candidose non compensée par une flore eubiotique explique souvent la fatigue, les mauvaises performances sportives et aggrave l'hyperperméabilité intestinale. Le citramalate élevé et la présence de méthanobactère confirment la corrélation entre candidose et dysbiose.
Pourquoi ne faut-il pas supplémenter en vitamine D sans ajouter de vitamine K2 et de vitamine A ?Réponse détaillée dans la formation
Comment choisir entre berbérine et rifaximine pour traiter une dysbiose bactérienne avec candidose ?Réponse détaillée dans la formation
Quel rapport AA/EPA faut-il viser chez un patient à risque cardiovasculaire et comment l'évaluer ?Réponse détaillée dans la formation
Qu'est-ce que la TMAO et pourquoi est-ce un facteur de risque cardiovasculaire indépendant ?Réponse détaillée dans la formation
Quel protocole proposer à une patiente avec LP(a) très élevée et budget limité en biologie fonctionnelle ?Réponse détaillée dans la formation
Quel est l'intérêt clinique de l'index oméga-3 et quelle valeur cible viser ?Réponse détaillée dans la formation
Quelle est la forme optimale de vitamine E à recommander et pourquoi l'alpha-tocophérol seul est-il insuffisant ?Réponse détaillée dans la formation
Pourquoi Anne déconseille-t-elle l'association curcuma-poivre et quelle alternative propose-t-elle ?Réponse détaillée dans la formation
Comment gérer un stress important qui majore les besoins en magnésium chez une patiente ?Réponse détaillée dans la formation
Comment les AGE (Advanced Glycation End Products) contribuent-ils au risque cardiovasculaire ?Réponse détaillée dans la formation
Quelles stratégies proposer pour soutenir le glutathion en prévention cardiovasculaire selon le budget du patient ?Réponse détaillée dans la formation
Pourquoi doser la LBP (LPS-Binding Protein) chez un patient cardiovasculaire même sans surpoids ?Réponse détaillée dans la formation
Quelles investigations biologiques proposer devant un tableau SOPK, SPM et fatigue chronique chez une femme jeune ?Réponse détaillée dans la formation
Quel bilan biologique minimum proposer en cabinet pour un patient en prévention cardiovasculaire ?Réponse détaillée dans la formation
Comment optimiser l'équilibre acido-basique en pratique clinique et quelles complémentations proposer ?Réponse détaillée dans la formation
Quel est le rôle du glutathion dans la prévention cardiovasculaire et comment le soutenir ?Réponse détaillée dans la formation
Quelle est la stratégie nutritionnelle pour réduire une TMAO élevée ?Réponse détaillée dans la formation
Pourquoi conseiller de la L-carnosine dans un profil cardiométabolique et à quelle posologie ?Réponse détaillée dans la formation
Quels sont les signes d'appel et les marqueurs biologiques à rechercher avant de prescrire une statine à un patient à risque cardiovasculaire ?Réponse détaillée dans la formation
Dans quel cas modifier le modèle méditerranéen et y ajouter un protocole de restriction glucidique ou de jeûne ?Réponse détaillée dans la formation
Quelles huiles végétales recommander pour la cuisson et pourquoi éviter l'huile de tournesol ?Réponse détaillée dans la formation
Qu'est-ce que le HIIT et quel est son rôle sur la fonction mitochondriale ?Réponse détaillée dans la formation
À quel moment de la journée faut-il prendre les oméga-3 et pourquoi ?Réponse détaillée dans la formation
Dans quels cas associer un soutien surrénalien et un soutien thyroïdien par organothérapie ?Réponse détaillée dans la formation
Quel est le statut optimal en vitamine D à viser en contexte de risque cardiovasculaire et comment organiser la supplémentation ?Réponse détaillée dans la formation
Qu'est-ce que le SASP et pourquoi les cellules sénescentes représentent-elles un risque cardiovasculaire ?Réponse détaillée dans la formation
Quelles affirmations sur les marqueurs cardiovasculaires fonctionnels sont vraies ou fausses selon le quiz final ?Réponse détaillée dans la formation
Quel lien existe-t-il entre hyperinsulinisme chronique et inflammation pathologique ?Réponse détaillée dans la formation

Prêt·e à vous former ?

Rejoignez les professionnels de santé formés par le Dr Anne Lucas, PharmD.

S'inscrire — 197 €